Aux Parents
Question & Réponse
Frequently Asked Questions
FAQ
De nombreux parents nous posent ces
Questions avec inquiétude :
Ces informations sont fournies à titre purement indicatif. Pour obtenir un diagnostic ou un avis médical, consultez un professionnel.
Syndrome néphrotique et régime alimentaire : Quand peut-on l’arrêter ?
« Est-ce qu’il faut suivre un régime pour le syndrome néphrotique jusqu’à la guérison ? Ou est-ce seulement quand il prend des corticoïdes ?»
La gestion de l’alimentation au cours du syndrome néphrotique.
Pourquoi ce régime est-il nécessaire ?
Le régime sans sel (ou pauvre en sel) n’est pas une punition, mais un véritable outil thérapeutique complémentaire aux médicaments.
-
Pendant la poussée : Lorsque l’enfant perd des protéines, son corps retient l’eau. Le sel aggrave ce phénomène et favorise les œdèmes (gonflements).
-
Sous corticoïdes : La cortisone provoque naturellement une rétention de sel et d’eau. Manger salé sous traitement augmente le risque d’hypertension artérielle et de gonflements sévères.
Les étapes d’une alimentation adaptée
L’alimentation doit évoluer en fonction de l’état de santé de votre enfant :
-
La phase stricte : Le régime sans sel doit être rigoureux tant que l’enfant présente des œdèmes ou qu’il reçoit des doses élevées de cortisone.
-
La phase de rémission : Une fois que les urines sont « négatives » (plus de protéines) et que les doses de cortisone diminuent, on peut commencer à assouplir le régime.
-
Le retour à la normale : Si l’enfant ne prend plus de traitement et que la maladie est stable, il peut manger normalement, tout en gardant une alimentation saine et sans excès de sel.
-
L’avis médical : L’arrêt du régime doit toujours être validé par votre médecin après vérification des bilans.
Quand redoubler de vigilance ?
Vous devez reprendre le régime sans sel immédiatement et consulter si :
-
La bandelette urinaire montre à nouveau la présence de protéines (protéinurie).
-
Vous remarquez un nouveau gonflement des paupières le matin ou des chevilles le soir.
En résumé : Le régime n’est pas définitif. Il est indispensable durant les phases actives de la maladie et du traitement, mais la souplesse revient avec la guérison, avec l’aide de Dieu.
Sang dans les urines après une GNA : Quand faut-il s’inquiéter ?
« Mon enfant a eu une glomérulonéphrite aiguë (GNA) et le sang est toujours présent dans ses urines après deux mois… Pourquoi ?»
Je tiens à vous rassurer et à vous expliquer les étapes essentielles du suivi.
Pourquoi le sang persiste-t-il ?
Il est tout à fait normal que la présence de sang (hématurie) persiste pendant une période prolongée après une GNA.
- Cette présence peut durer plusieurs mois, et dans certains cas, jusqu’à un an après l’inflammation initiale.
- Le sang peut être visible à l’œil nu ou détectable uniquement par analyse microscopique.
Les étapes d’un bon suivi
Si votre enfant est dans cette phase de récupération, voici la conduite à tenir :
- Le suivi régulier : C’est le pilier central pour s’assurer que les reins retrouvent leur fonction normale.
- Mesure de la tension artérielle : Il est primordial de vérifier régulièrement que la tension de l’enfant reste dans les normes.
- Bilan de la fonction rénale : Surveiller l’efficacité des reins via des analyses biologiques périodiques.
- Hématurie microscopique : Si le sang n’apparaît qu’à l’examen microscopique, cela n’est généralement pas inquiétant à ce stade.
Quand consulter en urgence ?
Vous devez recontacter votre médecin immédiatement si vous remarquez de nouveaux symptômes, notamment : l’apparition d’un nouveau gonflement (œdème) au niveau du visage ou des membres.
En résumé : La patience et la régularité du suivi médical sont les clés pour garantir une guérison totale, avec l’aide de Dieu, regardez notre vidéo explicative sur l’hématurie persistante après un épisode de glomérulonéphrite
Reflux Vésico-Urétéral (RVU) : La chirurgie est-elle la seule solution ?
« Mon bébé presente un RVU – Est-il nécessaire de faire une opération pour le reflux vésico-rénal ? Ou bien est-ce qu’il peut vivre normalement sans faire d’opération ?»
Le reflux vésico-urétéral est une pathologie qui suscite souvent l’inquiétude des parents.
Qu’est-ce que le reflux urinaire ?
Il s’agit d’un retour anormal de l’urine de la vessie vers les uretères et les reins. Le danger réside dans le fait que l’urine peut transporter des bactéries vers le rein, provoquant des infections urinaires hautes. Celles-ci peuvent entraîner des « cicatrices rénales » (scars) définitives et altérer la fonction du rein au fil du temps.
Grades du reflux et prise de décision
Le reflux est classé en 5 grades (du grade 1 au grade 5). Cependant, la décision d’une intervention ne dépend pas uniquement du grade, mais de facteurs déterminants :
-
La fréquence des infections urinaires : L’enfant fait-il des infections répétées malgré un traitement antibiotique préventif ?
-
L’intégrité de la fonction rénale : Y a-t-il un impact visible sur la croissance ou l’efficacité des reins ?
Quand peut-on simplement surveiller ?
Pour les reflux de bas grade (1, 2 et parfois 3), le problème se résout souvent spontanément avec la croissance de l’enfant. Si l’enfant réagit bien à l’antibioprophylaxie et ne présente pas d’infections récurrentes, nous nous contentons d’un suivi régulier de la fonction rénale et du drainage urinaire.
Quand faut-il une intervention médicale ?
L’intervention devient nécessaire pour les grades avancés (4 et 5) ou en cas d’échec du traitement préventif. Les options disponibles sont :
-
Le traitement endoscopique : C’est actuellement l’option privilégiée en raison de son évolution technique. Son taux de réussite atteint 70 à 80 %, avec l’avantage d’une récupération rapide le jour même.
-
L’intervention chirurgicale : Elle est réservée aux cas complexes ou en cas d’échec du traitement endoscopique (parfois après deux tentatives).
En résumé : tous les enfants atteints de reflux n’ont pas besoin d’une chirurgie immédiate. Un diagnostic précis et un suivi régulier avec votre néphrologue pédiatre sont les clés pour protéger les reins et assurer une vie normale à l’enfant.

